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jeudi 8 avril 2010

La douleur Haïti



A la Cité des Voyageurs de Nantes du 15 Mars au 29 Mai une exposition photographique consacrée à Haïti juste avant le séisme.
Elles est signée Evelyne Jousset.

Journaliste à France 3 Nantes réalisatrice de documentaires. Evelyne Jousset s’est rendue à deux reprises en Haïti pour les besoins de reportages et d’un documentaire « Haïti le pays du dehors » qui est programmé au festival Étonnants Voyageurs de Mai prochain à Saint-Malo.
Chaque voyage, est pour elle l’occasion de fixer des images, devant lesquelles se poser et réfléchir. Une démarche de photo journaliste où la création n’est jamais très loin.

Ces photographies sous forme de bâches, et de clichés noir et blanc, ainsi que couleur ont été prises 5 mois avant le terrible séisme qui a ravagé Port au Prince et ses environs le 12 Janvier 2010 à 16h53.

Elles montrent des morceaux de vie, des regards, qui en disaient déjà long sur la situation chaotique de ce pays avant le chaos total.
Haïti est une blessure ouverte, douloureuse, qui n’arrive pas à cicatriser.

Coup de coeur

Philippe Rochot grand-reporter raconte avec sensibilité, et pudeur, sa captivité au Liban et son travail en terres d'Islam. Passionnant. " J'avais écrit la partie sur ma détention dans l'année qui a suivi ma libération, en 87. Je n'ai pas vraiment cherché à publier car d'autres otages étaient encore prisonniers et je n'ai pas non plus été sollicité... Quand tous les otages du Liban ont été libérés, en 88, c'était plutôt à eux de raconter; ce qu'ils ont fait. Mais j'ai voulu que l'on connaisse les détails de notre histoire, nos motivations pour parler des otages, les réactions du monde politique et du pouvoir, celles de la société aussi, examiner ce qui avait pu changer en moi, quel comportement avoir face au terrorisme, mes réactions face aux prises d'otages. Pour les éditeurs, le drame humain est un produit immédiatement consommable alors que moi je préférais me placer dans le temps, avoir du recul sur cette histoire. j'ai eu la chance d'avoir été mis en contact avec Jean-Claude Gausevitch qui se souvenait de l'histoire des otages du Liban et a trouvé judicieux de la replacer dans le contexte d'aujourd'hui. Il m'a toutefois demandé de mettre plus de détails personnels et de me raconter un peu plus. Ce que j'ai essayé de faire, même si mon récit reste sans doute timide"