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dimanche 30 mai 2010

Regard de soie - Exposition photo - dédicace


© Evelyne Jousset

PASSION JAPON
FESTIVAL DE LA CULTURE JAPONAISE
Nombreuses animations, durant tout le week-end du 5 et 6 juin de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h.







EXPOSITION PHOTO " REGARD DE SOIE"

Evelyne jousset expose à la Maison de l'Erdre à Nantes "Regard de soie". Images de geishas, oeuvres vivantes nées au 17eme siècle au Japon et devenues un mythe malmené par l'évolution culturelle du pays.
Les geishas ont nourri les fantasmes les plus fous. Entre réalité et légende elles ont incarné une culture quasi universelle. Aprés des années de silence, au Japon on les redécouvre, mais rien ne sera jamais comme avant au pays du soleil levant ...

Coup de coeur



Danièle Kriegel est journaliste et observe le conflit israelo-arabe pour de nombreux médias. Elle sait la douleur et la gravité de la partie qui se joue dans cette région du monde.
Dans ce livre elle nous montre qu'en toute situation, il faut regarder plus loin. La globalité d'un pays. Son ouvrage est bourré d'informations sur l' Israel du 3eme millénaire, ou la gravité flirte avec l'humour pour donner un quotidien presque normal. C'est drôle, attendrissant, impitoyable, c'est la vie...



- Existe-t-il une exception israélienne?

Oui! Et elle se niche dans cette tension entre deux lignes forces: la volonté d'être un pays normal, comme les autres et l'auto proclamation constante d'une singularité existentielle, historique, culturelle, religieuse etc. Je vous renvoie dans mon livre au chapitre que j'ai intitulé "un pays (presque) normal!" C'est ce presque entre parenthèses qui fait toute la différence!

-Votre livre nous fait prendre conscience qu'en dehors de la vision journalistique que nous avons d'Israel, liée au conflit israelo-arabe, on en oubli que ce pays est habité de gens et de vies comme les autres. Était-ce l'effet souhaité?

Tout à fait. J'ai voulu rendre la région à ses habitants. Pas les héros des uns ou les salauds des autres mais les petits, les grands, les gros, les maigres, les gentils, les salauds, les perfectionnistes, les "j'menfoutistes" etc... Bref toute cette collection d'individus "tellement pluriels que j'en perds mon latin sans pour autant progresser dans la langue du cru, cet Hébreu dont il faut deviner les voyelles!"

- On a longtemps sanctuarisé ce pays, et ses habitants. A tort ou à raison?

Je ne sais pas si Israël a été sanctuarisé. Mais, en écrivant ce livre, j'ai voulu d'abord apporter la preuve qu'on pouvait en rire, en sourire ou parfois soupirer. En donner une version humaine, avec ses paradoxes, ses ridicules, mais aussi ses grandeurs et ses coups de génie.

- L'humour juif a-t-il évolué avec le temps et les hommes ?

Je crois que l'humour juif traditionnel, celui de la diaspora n'existe pratiquement plus en Israël. Les blagues et histoires dites drôles sont brut de décoffrage. Exemple: Il y a la fameuse blague juive de Pierre qui va voir Jean pour lui dire:"tu sais je déteste les Juifs et les coiffeurs" Et Jean de répondre: "Pourquoi les coiffeurs?". Voici la version israélienne de cette blague: C'est un type qui a très faim. Il rentre dans un bouiboui local et demande à la serveuse avec impatience: "quel est le plat du jour?". La serveuse lui répond sur un ton rogue:" du caca au yoghourt!" Et l'homme de taper sur la table:"zut! je déteste le yoghourt!". Au fond, en Israël, l'humour juif tel qu'on le connaissait, on le retrouve sur le terrain, dans la vie de tous les jours, dans la manière dont les gens fonctionnent! Prenez l'histoire étonnante de ce jeune homme qui est à la tête d'une association de défense des chats alors qu'il est totalement allergique aux poils des chats au point qu'il s'est retrouvé plusieurs fois à l'hôpital dans un état grave. je l'ai découvert lors d'une émission sur une chaîne de télé, un matin. Eh bien dans le studio personne ne riait Les questions qui lui étaient posées étaient toutes très sérieuses, compatissantes pour certaines. Et lui répondait avec le plus de sincérité possible, mais sans un sourire. On n'était ni au 2ème degré, ni au 3ème... Et pourtant!